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RDC, entre violences et espoir : la France en cause?

Si la République Démocratique du Congo connait, depuis le 10 janvier 2019, une victoire qualifiée d’historique suite à l’élection présidentielle du 30 décembre 2018, le pays semble être partagé et violemment enclin à de nombreuses divergences, principalement inspirées de la position du quai d’Orsey.

Depuis la proclamation des résultats  » provisoires  » du vote pour le compte de l’élection présidentielle en RDC, la tendance est à la contestation violente sur le territoire. 12 morts déjà et des dizaines de blessés (selon rfi).

Si la victoire de F. Tshisékédi continue de cristalliser les tensions au niveau national du fait du rejet des résultats proclamés, par le camp de M. Fayulu, on peut d’ores et déjà distinguer trois sensibilités qui se dégagent de la sènze politico-sociale congolaise. La première se revendique du candidat dit du peuple et crie à la fraude, la deuxième est celle qui félicite l’alternence et adule le candidat déclaré vainqueur, enfin, la troisième, plus septique, qui soupçonne surtout un jeu de pouvoir qui aurait consisté à faire diversion avec une candidature d’un dauphin peu populaire sur la scène nationale. Toutefois, pour ce dernier groupe, l’alternence tant attendue est là, l’heure est désormais au travail.

Bien que l’Eglise est moins en vue depuis la proclamation de ces résultats, la grogne sociale gagne en intensité sur l’ensemble du territoire. Dès lors, l’Union africaine, les Etat-unis, les Nations unies… appellent toujours à l’appaisement. Par ailleurs, notons que des militaires américains sont toujours en poste au Gabon pour une éventuelle intervention en RDC.

Le contexte international est davantage animé par la situation rocambolesque en RDC. En effet, la France rejette les résultats déclarés et appelle au respect du vote des congolais. Pour J.Y Ledrian, Ministre des Affaires Etrangères français, les sondages étaient plutôt favorables au candidat de l’opposition coalisée, M. Fayulu. Les résultats provisoirs ne sont donc pas la vérité des urnes. C’est là un point de vue qui tend à soulever de nombreux débats. Que peut-on en saisir?

Selon une opinion, Monsieur Fayulu aurait été adoubé par une France anti-Kabila. Elle aurait donc tout miser sur son poulain, lui garantissant tout soutient possible afin de redresser le pays. Notons-le, naturellement, il ne s’agit pas de gratuité ! Seulement, c’était sans compter sur la dextérité de sieur Kabila fils qui avait plus d’un tour dans son sac. Si la carte dauphin a brouillé toutes les pistes, la carte Tshisékédi a surpris tout le monde, même la  » grande  » France, selon une autre source. C’est serait donc cette manoeuvre kabiliste qui gêne. La France aurait donc voulu faire de la RDC, ce qui lui est constament repproché sur le continent.

Seulement, la position française reveille certains vieux souvenirs. Le cas Gbagbo VS Ouattara en 2010 est encore vif. Toutefois, si les signes depuis la période pré-élection témoignent déjà d’une situation conflictogène en RDC, le contexte d’après est davantage marqué par les stigmates d’un malaise croissant. L’Union africaine est ici attendue. Qu’adviendra t-il de ce scandale géologique ?

Wait and see !

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