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SOS AVC à pied d’oeuvre

L’accident vasculaire cérébral (AVC) devient un véritable problème de santé publique dans de nombreux pays, comme au Gabon. Quelques chiffres témoignent d’une réalité encore trop passée sous silence. Un problème qui va s’amplifier dans les années qui viennent, notamment du fait de la contraction du niveau de vie.


Aimée-Delia Bilouni, épouse Ndjally, la présidente de SOS AVC

« Il faut que les gens se donnent un régime de vie. Chômeurs, retraités et personnes au foyer, issus des classes déconsidérées de notre société, sont trop souvent touchées par la dépression. Il faut donc se ménager et bien manger « , murmure Aimée-Delia Bilouni, épouse Ndjally, la présidente de SOS AVC, qui nous reçoit dans son bureau du quartier Bas de Gue-Gue. Entre deux coups de fil et l’envoi d’un mail à un patient, la jeune femme nous explique qu’elle maîtrise le sujet, car ayant été elle-même victime d’un AVC. « Beaucoup de malades, embarrassés par leur maladie, se replient sur eux-même et se murent dans le silence, ce qui risque d’accélérer les processus dégénératifs « , lance -t-elle, le regard attristé.

SOS AVC

Depuis sa création en février 2014, l’association SOS AVC consacre son temps et son énergie à accompagner les personnes victimes d’AVC. Les données sociétales soulignant la méconnaissance de l’attaque cérébrale, il est indispensable de multiplier les campagnes de sensibilisation, d’information et formation. Prévenir les potentiels malades pour éviter les sujets à risque. La prise en charge des patients doit être globale, pas seulement physique, mais également psychologique, sociale et spirituelle. Pas toujours facile car le traitement de l’AVC est une évolution porteuse d’inégalités, puisqu’il est généralement accessible aux personnes relativement aisées et citadines.

Dans une approche visant à améliorer la qualité de vie des malades, et de leur famille, face aux conséquences d’une maladie potentiellement mortelle, SOS AVC se donne pour mission de faciliter les démarches administratives pour l’accès aux soins grâce à l’action de ses partenaires nationaux que sont principalement le Fond d’action sanitaire et sociale (FASS), et la Caisse Nationale de sécurité sociale (CNSS), et ses partenaires internationaux. De plus, avec des médecins spécialistes exerçant en qualité d’experts pour le compte de l’association, SOS AVC entend oeuvrer pour une prise en charge efficace des malades et des conseils adaptés à chaque cas. Une mission accomplie chaque jour avec succès. En véritable femme de coeur, la fondatrice et directrice de SOS AVC, Aimée-Delia Bilouni épouse Ndjally, déteste l’inaction.


Aimée-Delia Bilouni, épouse Ndjally, la présidente de SOS AVC avec Pierre Parfait M. GabonExpressInfo

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