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Nouveau gouvernement : Quoi dans l’immédiat ?

Après trois longs mois dans la tourmente, la poussière soulevée par l’absence du Chef de l’Etat – en convalescence au Maroc -retombe peu à peu. Le pouvoir exécutif s’emploi à stabiliser sa démarche : Prestation de serment du nouveau gouvernement, reprise du service de l’Assemblée nationale, sonnent la fin de la récréation. Mais en réalité, si la question de la santé du Chef de l’Etat monopolise les titres de la presse quotidienne, elle semble n’avoir, en revanche, aucune prise sur le quotidien des gabonais. Pas de trêve sur le front social en constante ébullition, marqué notamment par de nouvelles éruptions d’impatience ou exaspération, à l’instar de la grève des agents de la Poste SA et les grincements de dents de près de 900 agents de la Sogatra .

Comment mettre fin aux souffrances de la population ? Comment les objectifs du plan d’ajustement structurel signé avec le FMI seront -ils atteints? A défaut d’être devin, le premier ministre, Julien Nkoghe Bekale, doit compter sur un certain alignement des astres, pour redonner un peu d’air à des services publics asphyxiés. Certes le chef du gouvernement, est réconforté par des marques de soutiens, mais il doit poursuivre vigoureusement les chantiers engagés par ses prédécesseurs. Plans d’actions ministère par ministère, encouragements à la mobilité des agents de l’Etat et propositions audacieuses visant à rendre son lustre à une économie nationale durablement fragilisée. Sur ce plan, le retard de la machine économique pour accroître les recettes fiscales est palpable. De plus, la volonté du nouveau gouvernement à sortir de la récession va se heurter au scepticisme ou à l’incrédulité des gabonais. Chacun est persuadé que rien ne sera plus tout à fait comme avant. Les analystes parlent d’un choc de confiance. Un état d’esprit qui incite les consommateurs à resserrer les cordes de la bourse, et les entreprises à limiter les investissements.

Sur le plan politique, les nuages ont tendance à s’accumuler entre les messages de l’opposition qui appellent les tenants du pouvoir au resaisissement . Et ces derniers qui jouent gros, mais savent que l’absence d’initiatives et le repli sur soi ne permettront pas le rebond de la consommation. Il est cohérent de vouloir donner du temps à une politique pour voir si elle porte ses fruits, mais en pleine ère de l’austérité, le gouvernement doit avoir à l’esprit qu’il joue contre la montre. Dans l’immédiat, le message est clair : Pas question de ralentir le rythme.

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