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Gabon, un remaniement du nouveau gouvernement, 18 jours après : symptôme d’une crise au sommet de l’Etat ?

En date du 12 janvier dernier, par décret du Président de la République et sous proposition du nouveau Premier ministre, Julien Nkoghé Békalé, un nouveau gouvernement a prêté serment solennellement au cours d’une cérémonie officielle à quelle a pris part le Président de la République, S.E Ali Bongo Ondimba. Cette cérémonie qui a permis, un temps soit peu, de taire toutes les supputations qui étaient entretenu autour d’une supposée mort d’Ali Bongo, a présenté aux yeux de toute la population gabonaise un nouveau parterre gouvernemental.

Après les gouvernements 1,2 et 3 de Monsieur Emmanuel Frank Issozet Ngondet, à qui de nombreux griefs sont imputés, la formation d’un nouveau gouvernement intéresse plus d’un, tant les chantiers sont nombreux et imminents. Sur cette base, on pourrait donc dire que la composition d’une équipe ministérielle devrait se faire sur plusieurs critères, dont le premier est sans conteste, le mérite.

Qui aurait fait les incohérences qu’il a été plus que judicieux de corriger ?

Julien Nkoghé Békalé Issozet Ngondet

Au regard de ce qui a été fait le 30 janvier dernier, donc exactement 18 jours après le nouveau gouvernement – un réaménagement – , on serait tenter de soupçonner qu’il y a, depuis la convalescence d’Ali Bongo, un malaise au sommet de l’appareil étatique. Ledit réaménagement serait intervenu dans ce caractère ambigu, afin de renforcer la « cohérence du gouvernement « . Devant cette approche, l’interrogation qui voudrait que l’on se demande qui aurait fait les incohérences qu’il a été plus que judicieux de corriger, se lève.

Si dans ce contexte, certains soupçonnent une crise de leadership et surtout de positionnement, il n’en demeure pas moins que la situation pourrait témoigné d’un réel malaise. Dans le même ordre d’idées d’autres font la critique d’un réaménagement symptomatique d’un tâtonnement criard.

Notons cependant que le nouveau gouvernement et le nouveau gouvernement remanié présentent toujours quasiment les mêmes « têtes » que celles des gouvernements Issoset 2 et 3.

l’homme qu’il faut, à la place qu’il faut.

Si certains avancent l’hypothèse d’une possible sanction vis-à-vis des personnalités « virées », on serait en droit de se demander : qu’ont-ils fait ? Toutefois, on retiendra pour l’heure que la nouvelle nouvelle équipe ministérielle est le fruit d’un casting parcimonieusement réalisé. Les gabonais peuvent donc se satisfaire d’avoir désormais l’homme qu’il faut, à la place qu’il faut.

Wait and see !

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